À propos du Centre

Les membres du Centre, presque au complet, le 23 septembre 2025, à l’Hôtel de Ville de Bruxelles, à l’occasion de la remise du 8e prix international Henri La Fontaine pour l’humanisme décerné au Centre de droit international. 

1. Origines et évolution de la direction du Centre

Le Centre de droit international (ou Centre Henri Rolin) a été créé le 17 février 1964 comme centre de recherche de l’Institut de sociologie de l’Université libre de Bruxelles. De sa création jusqu’en 1996, date de sa mise à la retraite, le Centre de droit international a été dirigé par Jean Salmon. Depuis, le Centre a successivement été dirigé par Éric David (1996-2000), Pierre Klein (2000-2011), Olivier Corten (2011-2019), Anne Lagerwall (2019-2024), puis à nouveau Olivier Corten (2024-).

Composition actuelle de l’équipe

Il est composé d’une équipe de 6 professeur.es à temps plein, 1 professeur à temps partiel, ainsi que d’une dizaine d’assistant.es et de chercheur.ses, en plus d’une coordinatrice administrative.

2. Principaux axes de recherche

Les thèmes de recherche du Centre renvoient essentiellement au droit de la paix et de la sécurité internationale (jus contra bellum), au droit international humanitaire (jus in bello), au droit international pénal ainsi qu’aux approches critiques du droit international. Au-delà de la diversité de ses membres, le Centre de droit international est reconnu pour son approche commune, que l’on peut présenter à partir de l’article 1er § 2 de ses statuts :

« Les membres du Centre mènent leurs recherches en accordant une attention toute particulière à la pratique des sujets de l’ordre juridique international de manière à dépasser une approche purement formaliste des règles de droit international. Dans cette perspective, ils prennent également en compte le rôle des rapports de force dans les processus de création et d’application de la règle »

3. Ligne méthodologique et approche critique

Au-delà de la diversité de ses membres et de ses thèmes de recherche, le Centre de droit international est reconnu pour son approche théorique et méthodologique commune, que l’on peut présenter à partir de l’article 1er § 2 de ses statuts :

« Les membres du Centre mènent leurs recherches en accordant une attention toute particulière à la pratique des sujets de l’ordre juridique international de manière à dépasser une approche purement formaliste des règles de droit international. Dans cette perspective, ils prennent également en compte le rôle des rapports de force dans les processus de création et d’application de la règle »

Le Centre porte ainsi la marque de son fondateur, Jean Salmon, et d’un ancien professeur de droit international à l’U.L.B., Charles Chaumont, en affichant sa filiation avec ce que l’on a désigné comme une approche critique du droit international.

Si les aspects techniques de la recherche et de l’argumentation juridique ne sont pas négligés, particulièrement dans la mesure où ils s’imposent dans le contexte de certains débats contemporains, les membres du Centre ont le souci de mettre le droit en contexte.

Dans cette perspective, l’insistance sur la pratique est l’une des constantes des travaux produits dans le cadre du Centre, qui mettent systématiquement l’accent sur le comportement des États et des autres acteurs de l’ordre juridique international comme élément fondamental d’interprétation et de compréhension du droit.

4. Importance de la pratique et de l’analyse contextuelle

Au-delà de l’étude académique classique, les membres du Centre accordent une grande attention à la nécessité de rester en contact à la fois avec la pratique judiciaire au sens large (procédures judiciaires, consultations juridiques diverses, …) mais aussi avec l’enseignement.

Les membres du Centre ne conçoivent donc leurs activités de recherche que de manière articulée avec leur pratique de l’enseignement, notamment dans le cadre du Master spécialisé en droit international organisé à l’ULB.

Dans ce cadre, les membres du Centre envisagent la formation comme un lieu d’interaction permettant de débattre de leurs résultats de recherche avec les étudiant·es, tout en les formant aux spécificités de la recherche scientifique.

C’est dans cette perspective que sont développées des expériences de pédagogie active (organisation de procès simulés, commentaires et discussion à partir de sources primaires, intégration d’étudiant·e·s dans des colloques ou journées d’études, utilisation du site internet comme moyen de diffuser et d’enrichir le fruit des recherches, …) mettant toutes l’accent sur la nécessité de développer un point de vue critique.

5. Sensibilité doctrinale et positionnement face aux évolutions contemporaines

Par ailleurs, et sur le fond, on peut affirmer que le Centre de droit international est perçu comme incarnant une sensibilité commune.

Pour la synthétiser brièvement, les membres du Centre développent un point de vue sceptique face à certaines tendances doctrinales contemporaines qui, au nom de la nécessité de les adapter aux évolutions récentes de la scène internationale, aboutissent à mettre en cause des institutions fondamentales du droit international contemporain.

On pense au discours, qui s’est notamment développé dans le contexte de la « guerre contre le terrorisme », visant à éroder certaines règles ou institutions protégeant tantôt la souveraineté des États (interdiction du recours à la force telle qu’elle est établie dans la Charte des Nations Unies, compétence de l’ONU, …), tantôt les droits fondamentaux des individus (conventions de Genève ou instruments classiques de protection des droits humains, droit de l’occupation, …).

6. Culture collaborative et activités collectives

Enfin, et on ne s’en étonnera pas au vu de ce qui précède, le Centre se caractérise par la volonté de mener des réflexions et des projets collectifs.

Cette volonté l’a mené à une mise en commun de nombreuses ressources documentaires, ainsi qu’à l’organisation d’activités de recherche comme des séminaires internes (et, en particulier, les « midis du centre de droit international » qui sont organisés environ 8 fois par an), des séjours de réflexion commune, ou des publications collectives.

 

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