Archives de catégorie : Le droit international sur les planches!

word-imageLe 7 mars 2015, plusieurs membres du Centre de droit international ont réalisé une petite performance à la Maison Folie, dans le cadre de Mons 2015 ( http://nimportequoidautre.be ). Trois saynètes ont été présentées, d’environ quinze minutes chacune, à partir des questions suivantes : « L’homme peut-il être une femme comme les autres ? » ; « Les animaux ont-ils des droits ? » ; « Peut-on tirer sur n’importe qui ? ». Pour chacune d’entre elles, il s’agit de présenter, sous une forme théâtrale, deux argumentations contradictoires, sans trancher la question et en laissant au spectateur le soin de juger « sur pièce ». L’objectif est à la fois de représenter et de rendre accessible une argumentation juridique relative à un sujet complexe. Une quatrième saynète est en préparation et sera consacrée à cette autre question : « Peut-on dire n’importe quoi ? ». De nouvelles performances seront réalisées ultérieurement à partir de ces questions.

Dans cette rubrique seront présentées périodiquement chacune de ces petites performances, dans des versions provisoires susceptibles de modifications ultérieures. On y introduira quelques illustrations et extraits de film ou de texte à partir desquels le débat a été mis en scène.

Toute personne intéressée par un nouveau projet de ce type peut contacter Olivier Corten (ocorten@ulb.ac.be). Il est aussi possible de réaliser des commentaires de pièces de théâtre existantes, un peu sur le même modèle que les commentaires de film qui sont par ailleurs exposés dans une autre rubrique.

Gun Factory (Point Zero/Jean-Michel d’Hoop, 2016) : le commerce des armes, quelle place pour le droit ? — Une analyse d’Olivier Corten

Macintosh HD:Users:olivier:Desktop:gunfactory.jpgChaque minute, une arme tue ; 800 millions d’armes en circulation dans le monde ; 1.566.845.000.000 € (1 billiard, 566 milliards, 845 millions €) de dépenses militaires mondiales en 2015 ; 286.602.000.000 (286 milliards, 602 millions €) de dépenses militaires pour l’Europe ; 15.340.000.000 € (15 milliards, 340 millions €) d’exportation d’armes en 2014 pour l’Europe (Russie, Turquie comprises), soit 54,2% du montant total des exportations mondiales ; 28.308.000.000 (28 milliards, 308 millions €) d’importations d’armes en 2014 dans le monde ; 80% des armes proviennent des 5 membres permanents du Conseil de sécurité, plus l’Allemagne ; la France occupe la première place d’exportateur européen d’armements, avec un montant total de licences d’exportation octroyées en 2014 s’élevant à 73.297.261.874 € ; la Belgique occupe la deuxième place avec 4.512.864.349 € ; 32,1% du montant total des licences d’exportation octroyées par les pays membres de l’Union européenne concerne des armes vendues au Moyen Orient, … Continuer la lecture

Un droit dans la guerre ? – Saynète du 19 février 2016

12747480_961006007269040_9056923386063851301_oLe vendredi 19 février, l’ULB organisait sur le campus du Solbosch une après-midi de rencontre avec des élèves de dernière année du secondaire. A cette occasion, plusieurs membres du Centre ont participé à une activité reprenant le concept du Tribunal étudiant pour le règlement des différends internationaux (TERDI). L’atelier se composait d’un Président, de deux avocats plaideurs, et des étudiants de secondaire, dans le rôle de jurés.

La séance se déroulait de la façon suivante : Projection d’un extrait d’une série soulevant la question suivante : « en cas de conflit armé, des règles (de droit) doivent-elles s’appliquer ? ». Ensuite chacun des deux « avocats » (des membres du Centre de droit international) plaide afin de faire valoir sa position. Ainsi, Vaios Koutroulis plaidait pour l’application de règles lors des conflits armés, alors que Laurent Weyers réfutaient cette affirmation. Les étudiants-jurés disposaient ensuite de 10 minutes pour questionner les avocats afin d’affiner les positions de chacun. Enfin, les étudiants-jurés discutaient entre eux afin d’ébaucher une position commune, et de procéder au vote. Continuer la lecture

Les animaux ont-ils des droits ? par Vincent Chapaux et Laurent Weyers (avec la participation de Anne Lagerwall) – Une performance du 7 mars 2014

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L’obscurité est presque totale. Sur la scène encore faiblement éclairée, on aperçoit un pupitre quelque peu esseulé. En surplomb, sur un écran disposé pour l’occasion, la question est posée : Les animaux ont-ils des droits ? Soudain, une musique aux accents électroniques commence à résonner. Perçant l’obscurité avec solennité, trois silhouettes s’avancent alors lentement, accompagnant d’un pas vers l’avant chaque mesure de cette mélodie endiablée jusqu’à faire leur entrée sur la scène. De ces trois personnes, toutes revêtues d’une robe de magistrat, la première, qui est une femme, prend en premier lieu la parole. Elle explique que les deux experts qui l’accompagnent, Maître Corbeau et Maître Renard, plaideront respectivement que les animaux ont des droits ou, au contraire, qu’ils n’en ont pas, et précise qu’elle présidera les débats. Sur son ordre, un film est projeté à l’écran.  Continuer la lecture

Peut-on tirer sur n’importe qui ? par Martyna Fałkowska et Alexandre Faudon

Performance du 7 mars 2015 -  La soldate est incarnée par Martyna Fałkowska et le professeur par Alexandre Faudon

Performance du 7 mars 2015 – La soldate est incarnée par Martyna Fałkowska et le professeur par Alexandre Faudon

Une scène avec un écran en fond contenant la question, en grands caractères : « peut-on tirer sur n’importe qui ? ». Pendant qu’une musique martiale retentit (Ennio Morricone : The Battle of Algiers : https://www.youtube.com/watch?v=m3-o5LJ_Gow ), une femme en uniforme militaire et un homme en pantalon et veste (non assortis) de velours côtelé, chemise et cravatte mais le tout dans une allure quelque peu négliglée, entrent en scène. Elle marche en rythme régulier, de manière saccadée. Lui adopte en revanche une démarche souple et décontractée. Elle se place à gauche de la scène, debout, jambes légèrement écartées, le regard droit et fixe, les bras derrière le dos avec les deux mains qui s’y joignent. Il se place sur une chaise située de l’autre côté, et feuillette nonchalemment un code de droit humanitaire tout en portant, de temps à autre, une pipe à ses lèvres.
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